Le Droit de partage : une taxe sur les opérations mettant fin à l’indivision
L’indivision est la situation dans laquelle plusieurs personnes possèdent en commun un ou plusieurs biens; ces biens sont plus couramment appelés des biens » indivis « . Cette situation peut résulter d’un divorce (les biens de la communauté conjugale tombant en indivision), d’une succession ou d’une donation (où les bénéficiaires se retrouvent propriétaires indivis), ou tout simplement d’un achat en commun.
En cas de partage entre les indivisaires, les biens indivis sont répartis entre les intéressés et chaque copartageant devient propriétaire exclusif d’un ou plusieurs biens déterminés. S’il n’y a pas de cession à titre onéreux, il n’y a pas de taxation des plus values. En revanche, l’Etat prélève une taxe sur les opérations mettant fin à cette indivision plus couramment appelée Droit de Partage.
Cette situation peut se produire en cas de divorce ou de décès. L’opération de partage s’analyse alors comme un partage de communauté conjugale ou partage de succession.
Il existe deux types de partage :
- soit un partage « pur et simple », lorsque chaque copartageant se voit attribuer des biens d’une valeur égale à ses droits dans l’indivision,
- soit un partage » avec soulte « , lorsque la valeur des biens attribués est inégale et donne lieu au versement d’une somme d’argent pour rétablir l’équilibre entre les copartageants.
Le droit de partage est normalement calculé au taux de 1,1 % (article 746 du CGI) sur l’actif net partagé, c’est à dire sur :
- le montant brut des biens partagés (d’après leur valeur vénale réelle au partage), diminué des charges afférentes à ces biens.
En cas de partage de succession ou de communauté conjugale, le droit de partage est calculé sur la valeur nette de l’actif partagé, y compris soultes et plus-values (ces dernières échappent alors à toute autre imposition), si le partage intervient entre les membres originaires de l’indivision, leurs conjoint, ascendants, descendants ou ayants droit.
Il en est de même désormais des partages issus d’une donation-partage et ceux entre époux et partenaires pacsés (avant ou pendant le pacte ou le mariage).
article 746 CGI : » Les partages de biens meubles et immeubles entre copropriétaires, cohéritiers et coassociés, à quelque titre que ce soit, pourvu qu’il en soit justifié, sont assujettis à un droit d’enregistrement ou à une taxe de publicité foncière de 1,10 % « .
Source : http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=A32010464FF5E8AE44FE5B06A646C84C.tpdjo13v_1?idArticle=LEGIARTI000006305333&cidTexte=LEGITEXT000006069577&categorieLien=id&dateTexte=20110927

septembre 27th, 2011
N. Reiter Avocat Paris Melun Fontainebleau
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